
Porteurs de nouvelles
Chez certains peuples de l'Antiquité, une coutume barbare exigeait la mise à mort d'un porteur de mauvaises nouvelles. Ainsi, par exemple, le coureur chargé d'annoncer à un roi la défaite de son armée était, une fois sa mission accomplie, immolé en signe de deuil pour détourner la colère des dieux. Le sort tragique de ce malheureux entrait dans la superstition des hommes rudes de ce temps-là, mais bien sûr, il ne changeait pas l'issue de la guerre. A l'inverse, si la bataille avait été gagnée, le même messager aurait été couvert de fleurs et porté en triomphe.
Eh bien, nos pensées vont à un porteur de bonnes nouvelles qui, pourtant, a été mis à mort. Jamais on n'avait annoncé de si bonnes nouvelles : la victoire avait été remportée sur le péché et sur la mort. Dieu offrait sa paix à ses ennemis et envoyait son Fils pour la proclamer. Quelles nouvelles et quel porteur pour les annoncer ! Comment celui-ci a-t-il été reçu ? On l'a cloué sur une croix. Et depuis lors (et encore maintenant dans certains pays) combien de ses disciples ont subi le martyre ! Leur seule faute était d'avoir prêché l'évangile – la bonne nouvelle du salut.
Mais si aujourd'hui, du moins en Europe, on ne tue plus les évangélistes, on ne les écoute pas beaucoup, on les considère souvent comme des fanatiques ou des illuminés. Ils sont les envoyés d'un Maître rejeté.
Le message de l'évangile a-t-il trouvé un accueil favorable dans votre coeur ?
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