[1] GHR : en obstétrique, Grossesse à Haut Risque. Due à une maladie de la maman, du bébé, grossesse multiple ou menace de prématurité… ou encore, on prévoit que l’accouchement sera rendu difficile pour une raison précise… ÉDITORIAL du Chaînon de Noël 2014 (235).
Et si le miracle de Noël plongeait ses racines « Au commencement » ?...
Alors que la plupart des contes préparent leur auditoire par Il était une fois…, la Parole de Dieu débute quant à elle par Au commencement… , que nous retrouvons au premier verset du premier chapitre du premier livre de la Bible : la Genèse, ainsi qu’au premier verset du premier chapitre de l’Évangile de Jean. Voilà qui distingue déjà la légende de la Vérité !
Au commencement Dieu créa le ciel et la terre… (Lire Genèse 1). C’est par sa seule parole que Dieu créa, fit sortir du tohu-bohu tout l’univers. Dieu dit : « … » et la chose fut !
Au commencement était le Verbe… (Lire Jean 1). Le Verbe ? Au premier degré de l’école primaire (1ère-2ème ou CP-CE1) on apprend à le débusquer dans la phrase, traditionnellement, à le souligner en rouge, il EST l’action, sans laquelle la phrase n’est que rhèse. Et puis, quand on l’a trouvé, on pose la question « qui est-ce qui ? » et on repère le sujet, et habituellement, on le souligne en bleu ! Ensuite, on le conjugue et par sa terminaison, on est renseigné sur par la personne… - Fastoche ! si c’est «O-N-S » c’est nous, je suis dedans et si c’est « E-Z » c’est vous, je ne suis pas dedans - et puis voilà qu’il arrive à ce verbe d’être au passé, au présent ou au futur, il lui arrive d’être dans un groupe (jadis, il y en avait 4 : ER-IR-OIR-RE ; désormais, il n’y en a plus que 3, restrictions obligent !) Bref, il est la base de la phrase, la naissance de l’analyse grammaticale… mais Au commencement, le verbe ? …Pour faire de l’esbroufe, nous pourrions dire que c’est la simple transcription du latin ‘verbum’ de l’original grec ‘logos’ ou pour plus de hâblerie encore ‘logoV’ ; que ce terme est propre et usuel dans la philosophie grecque pour désigner l’intelligence divine organisatrice de l’univers…STOP ! Auprès des enfants, ce ne serait que « verbiage » (c’est le cas de le dire) ! L’idée n’est pas d’étaler son savoir, clamant que le verbe… etc. ! Pourtant intéressant de voir que « logos » signifie parole et que dans la plupart des traductions plus récentes de la Bible, ou moins inféodées au latin, on trouve Au commencement était la Parole, quel rapprochement alors entre ces deux passages de l’Écriture, juxtaposant cette parole toute puissante et créatrice de Dieu (Genèse 1 :1) ET qui était Au commencement (Jean 1 :1)… Qu’est-ce que cela peut présager ?... Cela ne donne-t-il pas envie d’en savoir plus, n’y a-t-il pas un mystère à dévoiler ? … La lecture de la Bible me fait parfois penser à cette publicité, dite avec un fort accent bruxellois et parlant d’une spécialité belge du style tisane de houblon fermentée (ceci dit pour faire mousser quelques connaisseurs.) « Au plus que tu la goûtes, au mieux qu’elle te goûte »… Et c’est pour cette cause qu’on poursuit la lecture de l’Évangile de Jean… Voilà qu’on découvre que ce Verbe - préférons Parole - était avec Dieu, était Dieu, présent dans toute Son œuvre créatrice, qu’Il s’est fait chair (on revient à ce terme au paragraphe suivant) et qu’Il a habité parmi nous… Plus de doute, c’est Lui, c’est Notre Sauveur. Dieu Lui-même qui s’est fait homme, pour vivre notre condition, pour nous révéler le plan d’amour de Dieu de façon plus précise que par la magnificence de l’univers qui nous entoure, pour faire de nous des rachetés, des enfants du Père. Savourons dans la version « Parole de Vie » le verset 17 du premier chapitre de l’évangile de Jean, qui ôte tout soupçon : Dieu nous a donné la loi par Moïse, mais l’amour et la vérité sont venus par Jésus-Christ. (Jn1 :17). jj
« Il s’est fait chair… » est encore une expression qui fait partie de notre jargon parpaillot ! Donc, tout le monde comprend ? Eh bien non, pas les enfants accueillis par l’Évangile Aux Enfants qui assurément loin et même très loin d’être moins futés que d’autres entendent par ce son « cher » (cher Seigneur [je t'aime], cher en €, et la double confusion : chaire on ne s’appuie pas dessus sinon le pasteur va tomber, et que dire de la traduction « incarné », c’est quand on a mal aux ongles de pied ! (toutes ces définitions vraiment entendues depuis 1986) Est-ce à rire ? Nous dirions à pleurer ! D’abord loin de nous l’esprit de rire des « perles » des enfants ! Ce sont les « dénonciations utiles » que nous ne nous sommes pas exprimés de façon à être compris. Tir à rectifier ! Pourtant, les quelques 250 versets bibliques mis en musique du répertoire de Tourne-Bride sont issus de notre classique version Louis Second. Chaque fois que nécessaire, nous expliquons ou faisons expliquer par d’autres enfants la signification des mots du verset. Lorsque nous prenons l’exemple de Paul, déclarant « Je me suis fait tout à tous » ou dans cette même dynamique avant lui, l’utilisation par Jésus de nombreuses paraboles, nous avons à en prendre de la graine ! Ou oublierions-nous que l’art de la communication, c’est de se faire comprendre ? Même pour les plus nostalgiques des formules d’antan (et j’en suis), sachons reconnaître que pour être puissante et efficace, la Parole doit être intelligible… « Une Bible dans chaque chaumière » préconisait Victor Hugo…
En panne d’inspiration pour un cadeau de Noël ? Ne serait-ce pas le moment d’offrir, de s’offrir, une version de la Parole adaptée au bénéficiaire ? Grande richesse dans notre lecture personnelle que de pouvoir comparer différentes versions (ça, c’est peut-être pour les prochaines « bonnes résolutions annuelles ») ?
C’est ici le miracle de Noël, exprimé autrement que dans les autres récits de la Bonne Nouvelle, sans parler de Bethléem, ni du poupon de la crèche, des bergers ou encore des mages… Un autre coup d’œil, un autre émerveillement peut-être, que nous vous offrons, chers lecteurs de Chaînon, pour vous souhaiter, au nom de tous les membres de notre ASBL, un Joyeux Noël, comme si c’était un premier, comme un re-commencement, un nouveau départ avec Lui pour une très heureuse année 2015.
Nadine Dussart-Janssens, novembre 2014.
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